Saison 2 Ep 18 : De Capri à Ischia en bonne compagnie

Après notre visite de Pompéi nous embarquons Eliot, Louna et Cassandre pour quelques jours. Nous allons découvrir les îles de la baie de Naples. Nous les déposerons à un ferry à la fin pour qu’ils récupèrent leur voiture laissée au camping.

En route vers Capri

Lundi 12 août c’est un réveil en douceur après l’après-midi de la veille à Pompéi. Baignade et rangement avant d’accueillir Eliot, Louna et Cassandre à bord pour déjeuner. Après les avoir récupérés, vers 15h nous partons au moteur d’abord en direction de la marina de Cassano, juste derrière la falaise, pour faire le plein de gasoil. Nous longeons ces falaises abruptes. Passant devant la ville de Meta, qui surplombe la marina, nous voyons dans les falaises des ouvertures très hautes mais étroites qui semblent avoir été creusées par l’homme. Ça nous intrigue mais nous n’arrivons pas à trouver d’explications sur internet ou dans les guides … ça restera un mystère.

Nous repartons du petit port de Cassano immédiatement après le plein qui a été très efficace. On voit que les italiens sont rodés pour approvisionner la myriade de bateaux à moteur qui sillonnent la baie. On met les voiles en direction de Capri et chaque bord nous fait traverser une véritable autoroute de bateaux à moteur qui rentrent vers Naples. On comprend mieux l’origine des vagues qui nous secouaient toute la journée au mouillage de Vico Equense.

À 19h, en arrivant au nord de Capri, nous voyons des thons qui sautent au loin. Il doit y avoir une partie de pêche sous-marine ! Si nous déroulions la ligne on pourrait peut-être pêcher quelque chose mais, comme le congélateur est plein, on s’abstient de sortir la canne à pêche. Nous contournons l’île de Capri au coucher du soleil. Ce sont encore de hautes falaises blanches qui entourent Capri. Nous apercevons de nombreuses grottes au pied des falaises et un rocher en forme d’arc de triomphe naturel. Nous prévoyons d’aller visiter tout ça demain en annexe depuis le mouillage.

A 20h nous contournons la pointe sud-Est de Capri en nous dirigeons vers le mouillage de la via Krups. Nous devons mouiller à l’extérieur les bouées qui protègent les côtes, par plus de 20 mètres de fond qu’on espère sableux. On déroule les 50 mètres de chaîne et une bonne partie du bout pour s’assurer une bonne nuit sans dérapage. Il faut dire que nous sommes entourés de yachts et grands voiliers avec des équipages qui veillent, on ne voudrait pas les abîmer.

Après une baignade rafraîchissante, nous dînons des pâtes de 1 mètre de long que nous a apportées Cassandre. On a réussi à les cuire dans la cocotte minute mais c’est pas facile à manger. On les accompagne d’un tartare de thon pour faire déguster notre pêche à nos invités.

Le lendemain matin lever aux aurores (7h30) car nous voulons aller explorer les grottes avant que les bateaux de touristes arrivent vers 9h. C’est un truc que nous avions appris via une vidéo YouTube déjà en 2019. Le couple de la Vida a Vela y montrait comment ils avaient découvert les grottes de Bonifacio tranquillement en annexe depuis le mouillage voisin avant que les hordes de bateaux touristiques ne débarquent. Nous l’avions alors fait un aussi lors de notre croisière en Corse dans la même grotte.

Nous tenons tous dans l’annexe qui est quand même bien chargée, impossible de planer et dépasser 6-7 noeuds mais ça avance quand même, et nous passons sous l’arche de pierre : impressionnant ! Nous continuons vers la Grotta Bianca, le long de la côte Est de Capri. Nous rentrons en annexe à l’intérieur de la cavité sous le plafond plein de stalactites. Nous avisons un escalier creusé dans la roche un peu avant l’entrée, qui semble mener vers le haut de la grotte. Nous débarquons une partie de l’équipage qui grimpent les marches (un peu défoncées, ce ne doit pas être très utilisé). L’escalier mène à travers le rocher dans une salle haute qui surplombe la mer et recouverte de stalagmites et stalagties blanches et vertes. Nous redescendons quand les premiers bateaux de touristes arrivent : eux ne font que rentrer et ressortir rapidement de la grotte en bateau.

De retour au bateau, Antoine va voir le petit port où nous pourrions débarquer à terre vers le village. Il y a une véritable queue de bateaux qui attendent pour débarquer leurs passagers. Nous renonçons donc à débarquer et nous nous baignons dans cette eau claire et chaude, avant de repartir vers le nord en nous frayant un passage à travers les bateaux de luxe. La réputation luxueuse de Capri est confirmée même si on n’est pas allé voir le village.

Capri c’est fini, bonjour Ishia

Mardi 13 août à midi nous sommes donc partis de Capri en direction de l’île d’Ishia. Officiellement, la quasi totalité de son littoral est dans une réserve naturelle où il est interdit de mouiller pour la nuit. Il n’y a que certaines zones autorisées pour la journée, sous réserve de souscrire un permis payant. Nous nous enregistrons donc sur internet pour la journée (via l’appli recommandée par le site Web en italien, mais facile à faire traduire par le navigateur Internet). À 16h nous arrivons au mouillage sous le « château aragonais » construit sur un îlot rocheux et relié par une route-digue à l’île montagneuse et verte d’Ishia. Il y a déjà dans le mouillage pas mal de bateaux qui restent là pour la nuit. En discutant avec eux, ils ne semblent pas connaître la réglementation de la réserve et personne ne vient leur expliquer. Nous préférons respecter le règlement en mouillant juste quelques heures sur une plaque de sable pour ne pas abîmer les posidonies. Magali va déposer les ados, Antoine et Cassandre au quai de la ville. Ils vont manger une glace et se promener dans les petites rues. La visite du château n’est pas possible à cette heure alors ils se rabattent sur la visite d’une pâtisserie italienne typique et craquent pour de délicieux gâteaux qui nous feront un dessert de rois. Les plus jeunes restent jouer et se baigner au bateau.

Nuit à Procida

Au retour de la visite gourmande, vers 19h, nous levons l’ancre d’Ischia et nous dirigeons vers l’île voisine de Procida qui a une partie de son littoral autorisée au mouillage la nuit. Nous arrivons une heure plus tard à la voile au coucher du soleil dans une petite anse sableuse. À cette heure tous les petits bateaux sont partis et nous profitons du calme pour admirer les derniers rayons du soleil qui parent le ciel d’orange et rose. Grâce à nos invités on se rend compte de la chance qu’on a de pouvoir admirer un spectacle pareil tous les soirs, l’habitude nous l’avait presque fait oublier.

Le lendemain matin, mercredi 14 août, après le petit déjeuner chacun enfile son masque pour explorer la crique en snorkling dans les rochers et jusqu’à la plage. Nous préférons prendre les paddle aussi pour bien nous faire voir des autres bateaux qui arrivent. Il va falloir qu’on se procure des bouées de plongée pour être plus tranquille. Nous voyons plein de poissons typiques de la Méditerranée.

Eliot, Louna et Cassandre ont réservé un ferry en direction de Naples à 13h30. Nous faisons des sandwiches et Antoine va les déposer au port en annexe. Nous étions bien contents de partager nos aventures avec nos amis et leur faire découvrir la navigation à la voile sur notre beau bateau.

Antoine profite du petit port de Procida pour faire quelques courses et déjeuner dans un petit restaurant de poisson local avant de nous rejoindre pour continuer le voyage vers le nord. Nous allons découvrir les îles Pontines, le long du littoral en direction de Rome que nous aimerions visiter mais avons-nous assez de temps ?