En ce jour de Noël, mercredi 25 décembre 2024, nous avons enfin une météo plus tranquille. Après le bon repas de foie-gras et bûche de Noël au chocolat, les enfants jouent avec leurs nouveaux joujoux.
Mathilde terminera de monter son parc d’aventure Lego® en fin d’après-midi. Martin qui a fini de monter son Lego® Starwars avant le déjeuner organisera toute l’après-midi des confrontations entre les armées de clone et de droïdes qu’il a embarqué. Alice lit en admirant son tigre prêt à s’élancer sur un oiseau et Arthur savoure sa musique dans ses AirPods à réduction de bruit et fait deux parties d’échecs avec Antoine sur le nouvel échiquier et ses pièces en bois. C’est un rythme de vacances.
Après les traditionnels pleins d’eau et d’électricité, Antoine prépare un ceviche avec le thon pêché aux Canaries dont il reste encore deux portions. Avocat et jeunes oignons accompagne la chair rose que nous dégustons au dîner avec du riz.
Puis les enfants s’installent pour regarder tous ensemble un film avec du Popcorn, ce soir, nous restons dans le thème avec le film « Maman, j’ai raté l’avion 2 » qui se passe pendant la période de Noël à New York.
Pour la nuit, le vent semble plus léger et nous resterons entièrement sous gennaker même s’il n’est pas toujours facile de trouver le bon angle par rapport à la mer pour que ce soit confortable. A la longue, les parents, surtout Antoine, qui dorment souvent dans le carré remarquent qu’il est plus agréable de dormir aligné dans le sens de la marche quand il y a de la houle de travers, même si elle commence à être de mieux en mieux rangée. Nous empannons en fonction des oscillations du vent, pour essayer de nous rapprocher le plus vite possible de l’arrivée.
Manœuvres simplifiées avec moins d’efforts
Pour pouvoir empanner plus souvent avec moins d’effort, nous avons simplifié la procédure d’empannage. Auparavant, nous mettions systématiquement un palan pour bloquer la bôme sous le vent, qu’il fallait déplacer à chaque empannage. Mais dans la mer croisée, nous avons fini par remarquer (au bout de 10 jours…) qu’il crée des chocs supplémentaires dans le gréement et nous avons arrêté de le mettre. Ensuite, nous remontions le chariot de GV au centre du bateau avant d’empanner mais nous avons fait l’essai de le laisser sous le vent et de le laisser simplement descendre après l’empannage et ça fonctionne très bien. Cela évite d’avoir à le faire monter « de force » en moulinant sur le winch et économise les forces des équipiers. Tout cela nous permet d’empanner depuis le cockpit et, si nous avons le bon timing pour le gennaker, pratiquement sans utiliser les manivelles de winchs. Beaucoup plus agréable.
Où atterrir ?
Après les siestes du matin, nous nous reposons la question du port d’atterrissage. En effet, nous avons lu que Union Island a été très touchée par l’ouragan Beryl au mois de juillet et qu’elle ne comporte plus vraiment de commerces qui permettraient de réapprovisionner la cambuse en produits frais. De plus, il semble que le vent faiblissant nous y emmènerait après le coucher du soleil le samedi 28 décembre. Nous nous tournons donc vers une île, toujours aux Grenadines, un peu plus près et peu touchée par Beryl : Bequia (prononcer Bé-Kou-é).
Port Elizabeth nous semble mieux à même de nous servir de base d’arrivée pour la transat et de départ pour les 10 jours que nous comptons passer aux îles Grenadines.
Au point de 17hUTC, nous avons parcouru encore une petite distance autour de 170MN dans la journée et nous sommes à moins de 300MN de notre nouveau point d’arrivée. Encore deux nuits en mer !
Pour l’après-midi, il semble que nous allons échapper à nouveau aux grains, nous avons empanné dans la matinée et les grains défilent au Sud sans nous impacter, au Nord, c’est un grand ciel bleu ponctué de petits cumulus.


Laisser un commentaire