Nous partons de Bequia le 3 janvier vers 11h en route vers Mayreau. Le vent est soutenu autour de 15 nds au portant. Nous partons avec le solent et la grand voile haute. Mais un premier grain arrive avec des rafales plus forte, nous prenons un ris pour être tranquille. La pluie arrive rapidement, nous fermons tous les hublots et le tour de cockpit pour rester au sec. Antoine préfère rester dehors pour surveiller. Il est rapidement trempé alors il enlève son teeshirt et enfile son ciré. Bien au sec ce sera plus agréable ! Les grains s’enchaînent jusqu’à Mayreau.


Mayreau en renaissance après Béryl
Nous arrivons dans la baie de … vers 16h. Nous sommes accueillis par Freddy qui nous propose de prendre la dernière bouée mais nous hésitons à la laisser à Malea et à jeter l’ancre tout devant la plage dans 2 mètres de fond. Le temps de se décider un monocoque arrive et prend la dernière bouée. On va rester à l’ancre. Au moins nous pouvons aller à la plage à la nage. Il y a des cocotiers sur la plage et nous y allons tout de suite en paddle, faisons des photos de carte postale, des tortues en sable (super sable à château) et du cerf-volant.








Nous sommes sur un isthme entre l’île principale de Mayreau et un petit îlet. Autrefois l’isthme était recouvert d’une forêt de cocotiers et d’amandiers avec des bungalow et des bars, mais le cyclone Béryl a tout ravagé. L’isthme a été submergé et tous les arbres sont tombés, il n’y a plus que des restes de constructions détruites. Sur la centaine de maisons de l’île il n’en restait plus que 7 ! L’isthme a été reconstruit, des arbres sont replanté et des bars sont en cours de construction mais il faudra un moment pour ne plus voir les traces de la tempête. Nous réservons un dîner barbecue avec Malea dans un des 2 bars ouverts, les prix sont assez élevés mais c’est un moyen pour nous de soutenir la reconstruction de la population. Nous nous régalons de notre première langouste grillée et de poulet et ribbs sauce barbecue le tout accompagné de salade coleslaw, riz et pommes de terre. Un vrai festin les pieds dans le sable !



La nuit est un peu agitée car on s’est mouillé très très près de la plage et Antoine a peur de taper le sable. Le vent souffle de l’est et nous ne touchons ni le sable ni les bateaux.
Au matin reprise de l’école. Pour la récréation de Mathilde et Magali elle partent en paddle vers les rochers de l’îlet mais le vent souffle et soulève les vagues, il y a trop de sable en suspension dans l’eau, elles nagent alors jusqu’à la plage pour profiter sur sable à l’ombre des cocotiers. Nous déjeunons au bateau avant de lever l’ancre vers le groupe d’îles des Tobago Cays qui sont entourées d’une barrière de corail.
Tortues et coraux aux Tobago Cays
Nous faisons la traversée au moteur vers les Tobago Cays car c’est à peine à 2,5 miles et le vent est de face. Pour être tranquille nous prenons une bouée avec l’aide de Mandy entre Malea et un ORC.




Une tortue nous accueille. Nous mettons les paddles à l’eau et chaussons les masques, tuba et palmes pour observer tortues, raies et étoiles de mer. Nous allons jusqu’à l’île déserte de Baradal sur une plage de sable d’un blanc absolu ! Nous ne nous lassons pas d’observer les tortues au retour. Mais le soleil décline rapidement et il est temps de remonter à bord.




Dimanche 5 janvier nous ne faisons pas repos et enchaînons sur une matinée d’école. A midi nous tirons les rois avec une galette maison car même sous les tropiques nous n’oublions pas le jour de l’épiphanie.


Puis nous allons en annexe sur l’île de Petit Bateau et accostons sur la plage du sud, nous avons pris nos affaires de mini randonnée (tongs, gourdes et bâton de marche de Martin). Nous grimpons l’unique sentier jusqu’au sommet de l’île au milieu des herbes et des papillons blancs. En haut nous admirons la vue sur le mouillage de seulement 10 bateaux devant la barrière de corail. Nous redescendons vers la plage du nord où se trouve les seules « constructions » de l’archipel : une cuisine ouverte avec des barbecue sous un auvent en tôle et des tables de pique-nique autour. Il ne semble même pas y avoir d’électricité. Nous faisons le tour de l’île et revenons vers la plage du sud.











Malea s’est renseigné sur la possibilité de dîner d’un barbecue sur la plage mais les prix sont prohibitifs (encore plus élevés qu’à Mayreau). On préfère s’abstenir pour cette fois et admirer le coucher de soleil sur Union Island.


Lundi 6 janvier c’est la rentrée des classes pour les copains de France mais nous avons décidé de faire une matinée sportive et découverte en allant nager autour de la barrière de corail. Nous amarrons l’annexe sur une bouée près de la barrière de corail et nous partons en exploration sous marine de l’aquarium tropical. Il y a beaucoup de coraux cassés sans doute par les vagues de l’ouragan. Ils sont assez blancs du au réchauffement climatique. Mais il y a comme même une multitude de poissons multicolores et on en prend plein la vue.






Canouan en cours de reconstruction
On quitte les Tobago Cays en direction de Canouan, l’île un peu plus au nord. La navigation est tranquille cette fois pas de grains. Nous rejoignons Malea au mouillage de la baie de Rameau. Nous jetons l’ancre sur un fond de sable mais l’eau est trouble remuée par le vent. Il y a quelques nuages qui ne donnent pas envie de se baigner. On reprend un peu d’école et Martin fait un atelier pâtisserie pour le goûter.



Pour le dîner Malea a repéré un restaurant appétissant. On va en annexe jusqu’au dinghy dock gardé par des pêcheurs. Nous marchons au milieu des tas de tôles en attente de deblayement ou d’utilisation future (dans le noir ce n’est pas clair). Nous remontons une rue de baraquements avec des échoppes jusqu’au restaurant mais c’est fermé. Un local nous appelle un taxi pour aller à la marina où il y aurait des bars ouverts. Mais le taxi n’a que 7 places alors que nous sommes 12 (ça n’a pas l’air de les gêner) et c’est 100$ l’aller ! Entre temps on croise un couple d’européens qui va manger une pizza dans un ancien wagon ferroviaire ! Faute de mieux nous les suivons. C’est tellement petit que nous devons faire chacun nos pizzas avant d’être enfournées dans le four à bois. Nous arrivons à préparer 4 pizzas que nous allons déguster sur une table dehors mais protégée par une tente. Les piquets sont sécurisés par des tas de coquilles de lambi !



Nous apprenons que le gars qui nous a aidé à cuire les pizzas, est chargé du programme de reconstruction de l’île. En 4 mois tout a été à peu prêt reconstruit pour accueillir des touristes. Il va bientôt faire la même chose sur Union Island qui a été très durement touchée.
Le mardi 7 janvier le ciel est rempli de nuages, ça ne donne pas trop envie de se baigner. On préfère repartir après le petit déjeuner en direction de Bequia pour faire la clearance de sortie. Au moins on connaît où sont les choses et on est sûr de trouver un restaurant correct.
Retour à Bequia
Belle traversée sous voile. Des oiseaux tournent autour de nous et plongent en piquée pour pêcher. On dépasse la plupart des bateaux sauf un très gros qui nous croise à plus de 12 nds … on ne peut pas rivaliser !



Pour le déjeuner Magali tente de cuisiner local avec un curry de bananes plantain et pommes de terre : c’est très bon ! À refaire !Après midi école puis nous avons rendez-vous pour un dernier dîner avec Malea chez Frangipani à 18h. Comme lors de notre premier repas chez eux le service est à la créole (très lent) mais il y a un orchestre et nous patientons en dansant dans le sable.

Mercredi 8 janvier pendant que les enfants travaillent Antoine part avec Mathilde faire la clearance de sortie mais le bureau est fermé. Mathilde s’achète un joli bracelet tortue avec les 20$uc qu’elle avait trouvé par terre sur la plage. On déjeune à bord sous les grains qui se succèdent. Le bateau est bien rincé ! Antoine retourne au bureau des douanes pendant que Magali fait un dernier snorkling dans les rochers. Nous disons au revoir à Malea qui nous donne des patch anti-mal de mer qu’Alice va essayer sur la navigation vers la Martinique.
Nous préparons le bateau pour le départ en hissant le code zéro car le vent devrait être tranquille. Au moment où nous appareillons un grain recouvre l’île et nous offre un superbe arc en ciel double pour nos adieux à Bequia : quel beau cadeau !




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