Nous avons pris une fenêtre météo assez tôt pour partir de Saint Augustine car nous voulions être sûrs d’arriver à temps pour les examens des enfants à Washingtown DC à partir du 27 mai. Nous avons donc parcouru les 600 milles en trois jours et maintenant nous avons une semaine pour remonter la baie de Chesapeake tranquillement. En clin d’œil au festival de Cannes qui se déroule en même temps en France, nous avons intitulé chaque étape par un titre de film 😉.
Top Gun à Langley
Nous sommes arrivés le vendredi 16 mai après-midi au fond de la Back River sous la base aérienne de Langley. Nous avions repéré une petite marina avec un café pour éventuellement débarquer, mais le vent et les vagues nous découragent de mettre l’annexe à l’eau. Nous n’avons pas envie de nous tremper avec cette eau froide et marron. Nous commençons l’école avec Martin et Mathilde, pendant qu’Arthur se motive pour commencer ses révisions du bac. Magali travaille sur le blog accompagnée d’une libellule. À chaque atterrissage d’avion de chasse nous faisons une pause pour les observer de plus près.
Samedi 17 mai le vent souffle très fort jusqu’à 40 nds. Nous préférons rester à l’abri à Langley aujourd’hui. Vers 10h les avions commencent à décoller, certains décollent en chandelle c’est très impressionnant ! A quelques centaines de mètres d’altitude ils montent à la verticale puis fond une vrille pour se positionner face à la direction dans laquelle ils vont s’éloigner et après avoir redressé sur le dos, un demi-tonneau pour se remettre dans le bon sens ! Très impressionnant, surtout avec le bruit qui va avec. Au bout de 30 min ils sont de retour en passant au-dessus de nous pour atterrir les uns après les autres.


Nous restons au bateau toute la journée entre école et jeux de société. Le soir nous regardons un film bien au chaud sous les couettes que nous avons ressorties : Le Grand Blond avec une chaussure noire.
Et au milieu coule une rivière à Deltaville
Dimanche 18 mai après le petit déjeuner nous remontons l’ancre. Tout notre mouillage est recouvert de boue noire. Heureusement que nous avons fait installer le deckwash car nous devons décrasser la chaîne pendant 15 min (ce sera comme ça à chaque fois que nous partirons d’un mouillage dans la baie). Le vent s’est complètement calmé, nous mettons le moteur d’abord puis les voiles pour remonter la baie sur 30 MN : direction la petite « ville » de Deltaville. Les bouées d’accès au chenal sont très rapprochées, nous avons l’impression que ça va passer tout juste. Et après les bouées il faut tourner à 90 degrés à une trentaine de mètres de la plage pour longer le chenal entre la côte et le banc de sable. C’est impressionnant de passer dans un endroit si étroit ! Enfin nous débouchons sur une petite rivière avec une marina et ses 4 pontons et ensuite un espace pour une dizaine de bateaux à l’ancre au milieu de belles et grandes maisons américaines entourées de pelouse coupées ras. Nous jetons l’ancre comme si nous étions au milieu d’un jardin.






Il est 16h, nous allons en annexe à la marina où nous pouvons débarquer pour 5$ par jour mais le bureau est fermé… nous paierons demain. Les enfants se précipitent sur les grandes balançoires avant d’aller se promener dans la foret pour repérer le musée maritime de Deltaville. Nous sommes frappés de retrouver les odeurs et la végétation de la maison : chênes, érables, pins, fougères … Le musée est fermé mais nous y retournerons demain.











Nous revenons à la marina pour dîner au restaurant local, ce soir tous les plaisanciers du dimanche se retrouvent au bord de l’eau. Nous devons attendre pour avoir une table en sirotant des limonades. Magali tente les fruits de mer locaux, Alice les crevettes pannées pendant que les autres goûtent les hamburgers. Nous partageons un brownie pour le dessert.



Lundi 19 mai nous laissons Alice et Arthur travailler au bateau et nous allons à la marina avec Martin, Mathilde et le linge sale. Une volontaire nous accueille au bureau et nous donne le badge pour la laverie. Pendant que les machines tournent, Antoine part faire un footing et retirer de l’argent liquide. Magali, Martin et Mathilde vont visiter le musée maritime. Une charmante dame nous y accueille, elle nous explique tout ce qu’on peut faire au musée mais aussi à Deltaville, les enfants reçoivent même un sac de petits cadeaux. Nous commençons par visiter le bâtiment principal avec des reconstitutions de bateaux typiques de la baie de Chesapeake au XXème siècle, les outils de construction, les moteurs hors-bord d’époque et les jouets bateaux. Nous allons ensuite nous promener dans les jardins : le jardin pour enfants avec jeux et livres à disposition, le ponton avec 2 bateaux en rénovation, les hangars de construction et un sentier dans la forêt avec des sculptures des oiseaux marins locaux.















Nous nous retrouvons à la marina avec Antoine qui a très envie de nous faire découvrir le petit village. Cette incroyable marina partage tous ses services même si on est seulement à l’ancre à l’extérieur : nous avons accès à la piscine (un peu fraîche pour nous), nous pouvons emprunter des vélos et même une voiture pour les grosses courses. Nous allons donc chercher Alice et enfourchons 4 vélos, Mathilde n’a pas de vélo à sa taille alors elle se met sur le porte bagage d’Antoine. Nous pédalons vers le village. Les maisons sont très écartées les unes des autres avec de grandes pelouses entre chaque. Il y a les bâtiments typiques d’une ville américaine : le Post Office, la caserne de pompier, le bureau du shérif, l’épicerie, la station service, les différentes églises, le terrain de base-ball, la piscine et l’aire de jeux. C’est très différents des centres villes européens car tout est espacé, ils ont dû construire les villes autour des déplacements motorisés. Nous faisons une pause à l’aire de jeux puis au drugstore et rentrons à la marina. Il est déjà tard pour un déjeuner rapide avant de partir vers notre prochaine étape.








Fisherman’s friends à Reedville
Nous voulons remonter vers le petit port de Reedville où il y a un musée de la pêche et un marchand de glace. Le vent n’est pas très fort mais nous pouvons naviguer à la voile. Nous arrivons à 19h30 à l’embouchure de la rivière. Nous passons d’abord devant une usine de pêche avec des gros bateaux de pêche à quai. Chaque bateau est équipé de 2 plus petits bateaux remontés sur le pont arrière, nous ne savons pas trop à quoi ça sert : peut-être étendre les filets… Un peu plus loin des ruines d’une ancienne usine dont il ne reste plus que la cheminée. Nous continuons encore pour jeter l’ancre près du village qui semble très calme avec toujours de grandes maisons au bord de l’eau et une toute petite usine de pêche (dont on entend les moteurs de ventilation).






Nous dinons en regardant la météo des prochains jours. Un nouveau front est prévu mercredi avec du vent, de la pluie et des orages. Soit nous restons ici jusqu’à jeudi mais il n’y a pas grand chose à faire, soit nous remontons au moteur le lendemain vers Solomons pour nous abriter. Nous choisissons la deuxième solution, tant pis nous ne verrons pas ce village de pêcheur
Singing in the rain à Solomons
Mardi 20 mai nous partons donc juste après le petit déjeuner au moteur car il n’y a pas de vent. Nous arrivons à 17h à l’approche de Solomons Island. Il y a des marinas partout dans la rivière de Back Creek avec même des garages au dessus de l’eau pour abriter les bateaux à moteur ! Nous jetons l’ancre entre 2 marinas et le musée maritime. Nous sommes bien protégés pour le front qui s’annonce demain mais nous sommes un peu loin du dinghy dock public.



Nos provisions s’épuisent à bord alors nous allons dîner au restaurant et nous promener. Nous ne pouvons pas mettre l’annexe au musée qui est fermé mais nous demandons à un propriétaire sur son catamaran amarré à la marina de Sage Harbour Zahnisers s’il sait où nous pouvons nous mettre : il nous propose très gentiment de nous amarrer derrière lui. De toute façon le bureau du port ferme à 16h donc personne ne peut nous renseigner ou nous dégager. Nous marchons dans les quartiers chics avec de beaux chantiers navales et des maisons luxueuses. C’est étonnant de voir ces maisons en bois qui s’agrandissent de tous les côtés avec des extensions, cela donne des formes de T, L, U, croix ou étoile. Le restaurant recommandé est lui aussi un peu plus chic que nos précédentes expériences mais il reste une table pour nous à 18h30, nous mangerons tôt. Le menu est délicieux, nous recommandons !
Nous pouvons continuer la visite de cette petite île de Solomons qui est à présent presque complètement rattachée à la terre. C’est beaucoup plus touristique que nos étapes précédentes avec de nombreux restaurants, café et promenades, plusieurs églises aussi. Nous sentons que nous nous rapprochons des grandes agglomérations de Washington.











Mercredi 21 mai la pluie est bien arrivée. Le ciel est gris et les températures fraîches (18 degrés). Antoine a un rendez-vous téléphonique professionnel et les enfants travaillent en silence sous des couvertures. Après déjeuner nous visons une courte accalmie pour nous rendre au Calvert Maritime Museum avec Martin et Mathilde. Nous avons sorti les cirés pour être au sec. Nous pouvons amarrer l’annexe sur un ponton du musée au pied du phare. Nous commençons la visite par les extérieurs avec des vieux bateaux restaurés et surtout le lighthouse (phare) de la Chesapeake Bay qui a été déplacée devant le musée il y a quelques dizaines d’années. Un vieux monsieur qui est né dans un de ses phares nous fait la visite guidée. C’est comme un petit appartement surmonté par la lanterne et la cloche. Le gardien et sa famille vivaient là toute l’année. Ils s’assuraient du bon fonctionnement du phare et portaient secours aux équipages en détresse. Le gardien nous explique que la femme du gardien, bien que n’étant pas officiellement payée, était son seul remplaçant et devait savoir ramer avec la chaloupe pour porter secours aussi bien que le gardien lui-même !

















Nous rentrons ensuite à l’intérieur du musée où il y a plusieurs espaces sur le thème de la mer. D’abord un espace sur les fossiles d’animaux marins trouvés dans les falaises environnantes : des coquillages aux requins préhistoriques mégalodons. Les enfants peuvent même chercher des dents de requins fossiles dans un bac à sable. Ensuite un espace sur les animaux de la baie, avec des spécimens dans de jolis aquariums. Les enfants peuvent même caresser des raies et une tortue. Mais les plus amusant seront les 2 loutres qui ont un grand enclos avec pleins de jeux tels des chiens. Enfin un espace avec les bateaux locaux et le développement de l’île de Solomons. Nous retenons surtout la partie sur le camp d’entraînement au débarquement de juin 1944 où ils ont fait des exercices grandeur nature dans la baie.













Nous rentrons au bateau en ayant découvert plein d’univers différents sur la baie de Chesapeake.
Pierre Lapin à Oxford
Jeudi 22 mai à 10h nous sortons de Solomons Island en longeant la côte sud, il y a toujours de grosses maisons au bord de l’eau avec chacune son ponton à bateau. Nous voyons passer des avions expérimentaux de la base de Patuxent River qui est juste en face. L’armée est très présente dans la zone.
Un peu plus loin nous apercevons des petites falaises, c’est certainement dans ce coin que les fossiles du musée d’hier ont été trouvés. Près des côtes les fonds sont peu profonds alors les pêcheurs installent des casiers partout. Il n’y a pas de vent du tout donc nous sommes au moteur et nous les voyons facilement pour les éviter mais cela nécessite une attention de tous les instants. La navigation de nuit n’est vraiment pas recommandée.
Nous arrivons à 16h à Oxford toujours sans vent. Ça fait longtemps qu’on n’avait pas fait autant tourner les moteurs. Nous repérons une place entre un voilier et un bateau à moteur pour jeter l’ancre à l’entrée des marina. Nous y serons très bien pour la nuit calme prévue.




Nous descendons tous à terre au ponton d’un restaurant qui semble fermé. Arthur a repéré un autre restaurant à l’autre bout de la ville. Cela nous permet de nous promener à travers les rues et d’admirer les maisons en bois. Nous croisons régulièrement des lapins qui gambadent en liberté dans les jardins ouverts : ici il y a très peu de barrières entre les maisons. À la moitié du chemin l’orage gronde et des gouttes tombent. Nous décidons de courir jusqu’au restaurant, nous arrivons trempés malgré nos imperméables. Le restaurant local est chaleureux et nous accueille malgré l’heure précoce (17h) et notre allure mouillée. Nous allons donc faire un early dinner chaud : nuggets de poulet pour Martin et Mathilde, sandwich au porc pour Arthur, thon snacké pour Magali et Alice et Mahi-Mahi pour Antoine. Malgré les portions généreuses Magali veut tester le dessert typique du Cobler aux pêches mais il est énorme et nous n’arriverons pas à le finir. La pluie s’est arrêtée le temps du dîner, nous renfilons nos chaussures mouillées et repartons avant une nouvelle averse. Il n’est que 20h quand nous rentrons alors nous nous faisons une soirée cinéma avec un grand classique français : Le Corniaud.








Vendredi 23 mai nous avions prévu de faire le tour de la presqu’île pour rejoindre Dividing Creek au nord de St Michaels et faire une randonnée dans la forêt. Mais la route est longue, sans beaucoup de vent et ne nous rapproche pas d’Annapolis. Nous décidons dons de rester à Oxford et Magali cherche une petite balade pour l’après-midi : randonnée autour de la réserve d’Oxford Conservation Park avec Martin et Mathilde. Des petits lapins gambadent partout sur les chemins goudronnés ou au milieu des arbustes. L’orage d’hier a trempé les chemins, nous slalomons entre les flaques. C’est un petit tour d’une heure et demi très agréable avec le retour du soleil.









Nous allons chercher Arthur et Alice pour un goûter à terre. Nous trouvons enfin le dinghy dock municipal entre des pontons privés. Il est très pratique et pas très loin d’une délicieuse fabrique de glace artisanale. La propriétaire reconnaît notre accent français car elle a vécu à Paris et nous discutons un peu de notre voyage. Les glaces sont délicieuses. Nous ne sommes pas les seuls à apprécier : nous voyons enfin des familles avec enfants, ils doivent arriver pour le long week-end de Memorial Day. Un dernier petit tour à l’aire de jeux au bord de l’eau et nous rentrons nous reposer en faisant du puzzle.








Cette étape d’Oxford nous aura fait découvrir une petite ville sur la côte est de Chesapeake Bay qui est peu accessible des grandes villes de l’ouest et donc très préservée des touristes. Ce ne sont maintenant que des résidences secondaires très joliment restaurées.
Master and Commander à Annapolis
Samedi 24 mai ce matin le vent souffle en rafale, 26nds quand nous allumons les instruments à 9h30. Nous hissons la grand voile avec un ris devant le port d’Oxford où des petits bateaux sont alignés sur la ligne de départ d’une régate. Nous tirons des bords pour sortir de la rivière d’Oxford et à la balise du chenal principal nous tournons à droite. Navigation musclée à la voile au près, 12 à 28 nds en rafale avec de bonnes vagues qui font tout tomber (on avait oublié ce genre de navigation). Antoine a surveillé la route toute la journée. Beaucoup de voiliers sont aussi de sortie pour ce grand week-end férié (lundi c’est Memorial Day), alors il faut être attentif. Les casiers de pêche sont bien sûr mouillés dans les chenaux ! Nous arrivons à les éviter sauf un qui se prend sous la coque tribord. Nous mettons le bateau face au vent pour s’arrêter et la bouée ressort à l’arrière par contre le bout qui la reliait au casier s’est coupé. Nous rejetons l’ensemble à l’eau pour repartir. Nous passons ensuite devant les phares qui ponctuent le chemin jusqu’à Annapolis (dont un drôle de phare abandonné penché comme la tour de Pise).






A l’entrée dans Annapolis, il y a des bateaux partout : au mouillage devant, sur les pontons des marinas, sur toutes les bouées. Nous nous frayons un chemin jusqu’au pont à bascule qui enjambe Spa Creek, nous attendons l’ouverture du pont à 16h pour continuer au fond de la rivière. Le mouillage repéré sur NFL est bien tout au bout. Il y a un seul autre bateau et tant mieux car ce n’est pas grand. Nous mouillons dans 1m60 de vase entre un parc arboré et une rue bordée de maisons en bois. Il y a un dinghy dock public de chaque côté, ça va être très pratique.






Camille (la marraine d’Arthur qui habite depuis 20 ans aux USA) et Clara (sa fille de l’âge de Mathilde) vont nous rejoindre pour dîner, alors nous commandons des pizzas que nous allons chercher à 12 min à pied du ponton. C’est sympa de se retrouver après toutes nos aventures qu’elle a suivies de près grâce au blog !
Dimanche 25 mai nous allons chercher la voiture de location à 45 min à pied du bateau. Nous faisons une belle promenade dans les chemins et rue de la banlieue d’Annapolis. Les enfants sont restés au bateau pour préparer la fête des mères. Nous avons prévu un déjeuner – brunch américain avec des œufs brouillés, bacon grillé et pancakes. Sauf que des charançons se sont invités dans la préparation pour pancakes que nous avions acheté à Oxford … les enfants tamisent le tout avant de faire la pâte !






Après notre délicieux déjeuner nous laissons Arthur réviser pendant que nous partons en annexe vers le dinghy dock dans le centre historique d’Annapolis.
Capitale du Maryland, Annapolis a même été – très peu de temps – la capitale des Etats-Unis, après la signature du Traité de Paris en 1783. Elle n’en reste pas moins une ville florissante, aux activités nautiques renommées et dont l’architecture calquée sur le modèle européen a d’ailleurs influencé la construction de celle qui devait prendre sa place comme capitale : Washington D.C. Dès ses débuts de ville coloniale, Annapolis était surnommée « l’Athènes des Etats-Unis », car on y trouvait un grand nombre d’activités culturelles, une hospitalité flagrante et une stimulation intellectuelle foisonnante. Le petit port de l’époque permettait déjà de voir débarquer des visiteurs de tous les horizons, attirés par la diversité de la ville et sa cuisine de la mer. Aujourd’hui Annapolis est réputée pour être la capitale américaine du nautisme à voile.
L’ architecture du centre historique trahit le souhait de Sir Francis Nicholson, gouverneur de la Province du Maryland puis de celle de Virginie, de faire ressembler la ville aux capitales européennes. Cette architecture urbaine a été ensuite admirée par George Washington, qui commanda à Pierre L’Enfant de faire de même pour sa ville. Les rues de Washington D.C. sont alors, elles aussi, calquées sur celles de Paris, Amsterdam ou Milan.
Munis de glace délicieuse pour lesquelles nous avons dû faire la queue, nous remontons ainsi Main Street vers le capitole du Maryland dont la coupole en bois est la plus vieille des US. Nous parcourons les rues aux jolies maisons dont la demeure Paca, construite par William Paca dans les années 1760, l’un des 3 hommes du Maryland ayant signé la Déclaration d’Indépendance de 1776 et l’un des Gouverneurs de l’État. Malheureusement nous arrivons trop tard pour la visiter, et nous n’avons pas non plus le temps de visiter l’école navale qui est pourtant la plus grande des US. (Fondée en 1845, l’Académie navale d’Annapolis est la principale école navale des Etats-Unis. Plus de 60,000 élèves ont alors suivi la formation de 4 ans, au terme de laquelle ils deviennent Officiers dans l’US Navy, ou Second Lieutenant au sein de Marines.)














Nous faisons un dernier tour à une magnifique aire de jeux avant que Antoine et Alice rentrent à pied jusqu’au bateau et Magali, Martin et Mathilde fassent le retour en annexe. Nous retrouvons Arthur qui fait des pauses hand-stand sur le roof de Loela en se faisant admirer par les bateaux en promenade.
Nous avons beaucoup aimé découvrir toutes ces petites villes de la baie de Chesapeake chacune avec leur caractère particulier malgré une météo froide et pluvieuse. Nous réalisons que nous sommes passés du climat tropical au climat tempéré. La végétation a complètement changé depuis les derniers palmiers de Saint Augustine, nous sommes rentrés à présent dans la zone des feuillus et de l’herbe verte.
Après délibération du public, la palme d’or revient à Deltaville pour sa marina accueillante incroyable et son petit village typiquement américain.
À présent nous sommes prêts pour les 2 semaines qui viennent où Arthur et Alice vont passer leurs examens et Loela va sortir de l’eau pour se faire réparer l’étrave et les safrans. Heureusement nous pourrons habiter chez Camille et René à Fulton.



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