Jeudi 10 avril, nous venons de faire nos adieux à Apsara qui doit rejoindre Nassau. Nous espérons les retrouvons peut-être à la fin du mois. De notre côté nous allons tranquillement retourner vers Georges Town pour retrouver Solaine, Lady Grey et d’autres bateaux de familles.
Iguanes roses des Bahamas à Bitter Iguana Cay
Après le déjeuner nous parcourons quelques miles vers le cut suivant pour jeter l’ancre devant Bitter Guyana Cay. Depuis le bateau nous voyons déjà les iguanes roses des Bahamas. Nous allons les voir de plus près en annexe car nous évitons de nous baigner quand nous apercevons un requin nourrice autour du bateau.


Dès que nous posons l’annexe sur le sable, des iguanes roses se précipitent sur nous. Les touristes ont sans doute l’habitude de leur donner à manger (alors que c’est interdit dans cette réserve). Nous pouvons nous approcher très près pour les observer : on dirait des petits dinosaures. Ils ne semblent pas farouches voire intéressés mais assez vite leur intérêt se tarit vite quand ils comprennent que nous n’avons rien à leur donner. Le schéma se reproduit pour chaque groupe d’iguanes que nous croiserons en nous promenant sur la plage.











Arthur, Alice et Martin rentrent au bateau pendant que les autres partent se balader sur l’île à la recherche d’une piscine à bulles, de la même nature que celle que nous avons vue à Jost Van Dyke aux Îles Vierges Britanniques. Nous grimpons d’abord au-dessus de la plage à travers la végétation un peu plus luxuriante qu’au sommet de l’île, essentiellement couvert de rochers et de végétation rase. C’est plutôt l’aventure pour trouver un chemin à travers les rochers et le couvert végétal.
Les rochers sont les deux types de rochers caractéristiques des Bahamas, soit des pierres plutôt plates et lisses, soit des pierres pleines de trous acérés comme si la roche avait été une sorte de mousse lors de sa solidification. Le deuxième type est assez prépondérant et ressemble aux roches de l’Etna qui ont été formées lorsque la lave était très gazeuse. Peut-être y a-t-il une origine volcanique à ces roches ? Nous avons du mal à savoir même en recherchant sur internet.
Entourée par des roches coupantes, la piscine n’est pas accessible à marée haute surtout en tong alors nous rebroussons chemin. Nous voulions passer par l’autre versant mais nous marchons sur des pierres de plus en plus dentelées et nous avons peur que ces dentelles soit comme le toit de la grotte de James Bond et risque de s’effondrer sous notre poids. Nous décidons donc de revenir par le même chemin où nous croisons des iguanes venus s’abriter pour la nuit.







Piscine de sable à Musha
Vendredi 11 avril, le vent est très faible mais juste comme il faut pour Loela. Nous glissons tranquillement vers le Sud sur les étendues de sables à 2-4 mètres de profondeur. Nous avons hissé le gennaker et nous filons sur la mer plate. Grâce aux performances de Loela nous dépassons rapidement plusieurs bateaux sur la route. Nous croisons aussi un autre Outremer dont nous avons les coordonnées ils nous envoient des photos de Loela de l’extérieur ce qui n’est pas facile à avoir sous voile.
Nous arrivons en vue de l’île privée de David Copperfield avec ses belles maisons au bord de l’eau et ses cocotiers (non endémiques). Nous jetons l’ancre à côté du banc de sable de Musha. C’est une vaste étendue de sable blanc qui n’est recouverte que de 30 à 50 cm d’eau. Les couleurs sont absolument magnifiques.





Peu après la marée basse, nous posons l’annexe sur le bord du banc et nous marchons dans l’eau sur le sable blanc en ramassant des Sandy Dollars. Ce sont des squelettes d’oursin plat. Ils sont posés à la surface du sable. Il y en a tellement que les enfants s’amusent à les lancer comme des frisbee. Nous marchons jusqu’au rocher champignon qui s’élève sur le sable. Nous croisons un ballet de 2 raies et la danse d’un crabe à longues pattes. L’eau est tellement transparente que nous voyons presque tout ce qu’il y a dessous. La sensation est féérique !















Nous poursuivons l’exploration de l’autre côté de la baie, à la recherche d’une épave d’avion. Depuis l’annexe nous voyons enfin une tache sombre qui se détache du sable. C’est bien l’épave ! Nous mettons les palmes, masques et tubas et allons admirer les coraux et poissons qui ont repeuplé l’avion. Il y en a de toutes sortes ! Le soleil décline et c’est déjà l’heure de rentrer. La nuit sera très calme sans aucune vague pour nous balancer. Nous sommes seuls au milieu de l’eau turquoise.



Samedi 12 avril, nous nous réveillons au milieu d’une immense piscine tellement l’eau est claire et plate. Nous ne pouvons résister à nous jeter à l’eau avant même le petit déjeuner. Nous lézardons comme un dimanche. Arthur sort le drone pour immortaliser cet endroit extraordinaire, le bateau semble voler au dessus du sol fond sans eau pour le soutenir. L’eau est tellement calme que nous arrivons à faire des photos du bateau avec l’objectif exactement au ras de l’eau pour le voir dessus et dessous en même temps ! Aucune des photos ci-dessous n’a été retouchée !












Plongées à Rudder Cay
Mais nous devons tout de même rejoindre Rudder Cay à 2 milles, au moteur pour profiter de la marée basse de 14h pour aller explorer d’autres merveilles. Nous jetons l’ancre devant la plage de l’île privée. Il y a des panneaux sur toutes les plages qui interdisent l’accès à terre, mentionnant même un risque de mort ! Nous nous équipons de nos combinaisons pour plonger et au moment de monter dans l’annexe nous découvrons un requin nourrice qui a élu domicile à l’ombre de Loela ! Arthur descend l’observer sous l’eau à quelques mètres de distance, il ne semble pas du tout ni effrayé ni agressif (le requin, mais Arthur non plus).


Premier arrêt à quelques centaines de mètres du bateau, il y a une sculpture immergée d’une sirène au piano qui est plus accessible à marée basse avec moins d’eau et de courant. Les combinaisons de plongée permettent d’être à l’aise plus longtemps. Arthur arrive à s’asseoir sur le tabouret du piano ! Chacun essaie de toucher le piano qui doit être à 3 mètres de fond.





Un peu plus loin nous allons admirer le récif de corail : c’est un vrai jardin avec des coraux de toutes les formes et toutes les couleurs et des poissons multicolores. Un requin nourrice patrouille paisiblement. C’est impressionnant mais il n’est pas du tout agressif. Arthur et Alice le suive pendant quelques dizaines de mètres. Nous pouvons maintenant dire que nous avons « nagé avec le(s) requin(s) »







Nous reprenons l’annexe et allons à la plage toute proche juste au Nord. Elle est réputée pour ses nombreuses tortues marines facile à approcher car il y a moins de 2m de fond partout sur une grande étendue. Nous les admirons tout autour de nous qui broutent tranquillement les algues. Elles ne sont pas farouches et se laissent approcher même si nous faisons attention à ne pas trop interférer.




Enfin avant de rentrer nous faisons un petit tour dans la grotte ouverte vers la mer qui se trouve juste au bout du mouillage. On y voit encore ces roches dentelées dont l’origine demeure un mystère pour nous.



Ces 2 heures de plongée ont été merveilleuses de diversité. Nous nous reposons sur le trampoline en regardant le requin nourrice, qui a élu domicile sous notre bateau, il se repose peut-être à l’ombre. Antoine le surnomme notre requin de compagnie 😁

Nous avons adoré cette semaine aux Exumas avec des paysages terrestres et sous-marins incroyables. Nous allons retrouver d’autres bateaux copains à Georges Town avec des étoiles plein les yeux.



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