Après un bon mois à profiter des Bahamas nous avons repris la route en direction des USA. Nous voyageons avec Solaine qui a le même programme que nous, remonter la côte américaine vers New York, mais sans la contrainte des examens scolaires. Notre première étape est Miami. Le contraste entre les îles désertes des Bahamas et la grande ville américaine est saisissant !
Passage obligatoire par les douanes
Samedi 3 mai nous sommes arrivés à 4h30 du matin à Key Biscayne, Petit mouillage devant une île parc, en face d’un port nommé « No Name Harbour » (quelle originalité !). Presque pas de construction, de la forêt et un quai pour quelques bateaux. Après avoir jeté l’ancre dans le noir, nous nous recouchons jusqu’à 8h30, moment nous entendons les voix de Solaine qui (re-)mouille à côté de nous après avoir constaté qu’ils étaient trop près de leur voisin.
Antoine s’attelle aux formalités d’arrivée sur le sol américain. Il faut télécharger une application mobile pour remplir les informations sur le bateau et l’équipage. Antoine avait déjà téléchargé les documents et pré-rempli la déclaration. Il avait aussi prévu de prendre des données à l’étranger (data roaming) sur notre carte SIM des Bahamas pour notre arrivée aux USA, le temps que nous achetions un forfait local. Mais malheureusement nous avons un message d’erreur en validant notre déclaration. Il recommence dont mais, à chaque fois qu’il a tout rempli un message d’erreur empêche de finaliser la procédure. Solaine y arrive du premier coup 😩. Ils reçoivent le message les invitant à se rendre au bureau des douanes pour l’enregistrement des passeports et la délivrance du Cruising Permit.
Nous allons tenter notre chance en allant directement au bureau des douanes que nous avons appelé pour essayer de débrouiller la situation. Tout l’équipage doit se déplacer pour le contrôle des passeports. Donc nous fermons le bateau et allons en annexe au quai devant le restaurant du parc. Nous commandons un Uber en direction du terminal des ferry. C’est à 40 min de voiture. Sur le trajet nous admirons la skyline des gratte-ciels.



Nous arrivons au terminal des ferry où des milliers de voyageurs vont et viennent dans les paquebots de croisière amarrés là. Le bureau des douanes est très grand et très climatisé mais il n’y a personne. Deux douaniers très gentils nous conseille de ressayer à nouveau de remplir le formulaire en ligne. Toujours sans succès sur le téléphone d’Antoine comme de Magali, nous finissons par remplir le formulaire papier. Puis c’est le contrôle des passeports avec photo et empreintes digitales de chacun. Ils nous délivrent enfin le Cruising Permit pour toute la durée du voyage. Nous espérons bien que nous allons pouvoir nous connecter ensuite à l’application car il semble qu’il faut signaler notre arrivée dans chaque ville étape. 🤞 Entre temps l’équipage de Solaine est arrivé et a fait ses formalités plus vite que nous grâce à leur déclaration préalable.
Finalement, la douane américaine n’est pas si terrible que ça. Ils ont été très aimables et facilitant malgré notre arrivée un samedi matin sans arriver à faire la déclaration en ligne. Petite précision, nous avions fait faire des visas B2 depuis plus d’un an, avant de quitter la France. Bien nous en a pris ! Nous sommes officiellement entrés aux USA !


À la découverte des spécialités locales
Il est déjà 13h et nous souhaitons goûter les hamburgers américains. Nous reprenons un Uber vers le centre commercial du centre des affaires de Miami. Nous allons tester la cuisine américaine dans la chaîne Five Guys réputée pour faire les meilleurs hamburgers. Effectivement les Bacon Cheeseburgers sont très bon avec des frites croustillantes et des boissons à volonté aux couleurs plus flashy qu’en France. Martin teste le hotdog et Mathilde le cheese sandwich sorte de croque monsieur avec seulement du cheddar. Nous nous régalons de ce premier repas local.






Nous pouvons attaquer notre deuxième mission de la journée : la recherche d’une carte SIM. Antoine fait des recherches sur internet pour le meilleur plan. Nous marchons jusqu’à l’agence « Metro by T-Mobile » la plus proche pour tenter d’acheter leur forfait « Hotspot 100Go pour $50 » qui conviendrait très bien à notre routeur. Malheureusement la boutique est fermée. Nous sommes un peu perdu au milieu des rues désertes.Nous prenons un tramway puis un bus en suivant les indications d’un gentil monsieur à l’accent très prononcé. Nous arrivons enfin à la boutique de mobiles.
Nous pouvons acheter une carte pour un téléphone que nous mettons dans le téléphone Magali mais nous ne pouvons pas prendre de carte pour le routeur du bateau car ils ont besoin du « numéro de série » de l’appareil (bien sûr, nous ne l’avons pas sur nous). Ici les cartes SIM doivent être affectées à un seul appareil contrairement à tous les autres pays que nous avons visités. Avant de partir la vendeuse nous avertit que le quartier n’est pas sûr et qu’il faut faire attention à nos affaires … Nous reprenons rapidement un bus vers le quartier des affaires beaucoup plus chic.



Nous cherchons un Starbucks pour un bon goûter de muffins, cookies, brownies et chocolat chaud dans des gobelets en carton. Bien sûr nous nous installons dans de confortables fauteuils et profitons du wifi. Antoine tente de faire réparer la prise lightning de son téléphone à l’Apple Store d’en face. Ils n’y arrivent pas mais cela permet à Martin et Alice de jouer sur les modèles de présentation.







Nous commandons par internet des pizzas à emporter au restaurant italien le plus proche. Chaque trajet est l’occasion d’admirer les grands immeubles (et les voitures pour Arthur). Nous reprenons un Uber pour rentrer au bateau et déguster nos pizzas à bord.

C’était une journée bien chargée, ça faisait longtemps que nous n’avions pas autant marché (avec des chaussures fermées).
Les alligators des Everglades
Dimanche 4 mai nous avons réservé une excursion au parc national des Everglades avec Solaine et Matlo. (C’est un catamaran suisse skippé par Vincent et Céline et leurs 2 enfants de 7 et 9 ans. Solaine les avait rencontré auparavant et ils sont restés en contact. Ils étaient arrivés depuis une semaine au mouillage et nous ont aidé à distance pour l’arrivée.) Le bus part du centre commercial de la veille à 10h. Nous nous réveillons un peu tard pour les transports en commun alors se sera à nouveau Uber qui nous emmènera en ville. Chaque fois les chauffeurs parlent à peine anglais, heureusement que tout se fait sur l’application.
Le trajet en bus toujours climatisé (ne pas oublier les pulls) dure 50 min. C’est l’occasion de faire connaissance avec Matlo. Nous parcourons les autoroutes à 7 voies vers le parc national des Everglades qui est un immense marécage. Les paysages nous font penser au marais poitevin mais en plus grand.
Nous arrivons à un port au milieu des canaux. Nous allons d’abord faire un tour en aéroglisseur pour observer la faune et la flore des marais. C’est actuellement la saison sèche donc nous voyons des langues de terre avec des arbres aux grandes racines, des roseaux et des nénuphars. De nombreux oiseaux peuplent les marais. Mais l’attraction principale est d’observer des alligators dans leur habitat naturel.
Notre adorable chauffeur-guide nous montre une dizaine de spécimens petits et grands qui nagent dans l’eau ou se chauffent au soleil sur les bords. Nous avons de la chance ce matin car parfois il n’y a aucun alligator visible. Nous retournons au point de départ enchantée par ce moyen de transport original mais bruyant. En bons marins, Antoine et Jeremy posent des questions au chauffeur sur le maniement de l’embarcation.




















Nous nous dirigeons ensuite à une présentation des alligators de plus près. Un bassin dans un enclos rassemble une dizaine de spécimens. Un jeune homme nous raconte avec beaucoup d’humour l’histoire des alligators de Floride.
Les alligators vivent dans les eaux douces alors que les crocodiles sont dans les eaux salées. Leur population avait chuté à quelques milliers d’individus il y a 50 ans, ils ont alors été protégés et interdits de chasser. Ils sont plus de 2 millions à présent et ils se retrouvent parfois dans les jardins des villes attirés par la nourriture facile. Le gouvernement a alors autorisé quelques chasseurs à venir les attraper. Au début ils les ramenaient dans la réserve mais tel des pigeons voyageurs ils revenaient toujours au même endroit ! Les chasseurs ont donc été autorisés à les abattre. Ils ne sont pas payés par le gouvernement car c’est trop dangereux mais ils se rémunèrent avec la vente de la viande de leur capture.
Les alligators que nous voyons là ont été attrapés par Paul, qui possède le centre et qui a une politique de No Kill. Il a préféré monter une attraction touristique pour montrer ces animaux. Nous voyons là les plus calmes qui se comporte presque comme des chiens de compagnie avec leur dresseur. Il en sort un de l’eau par la queue pour nous montrer sa mâchoire puissante aux 80 dents tout en le gratouillant affectueusement.
À la fin nous pouvons poser nos questions à ce passionné des reptiles. Un petit tour par le recueil des bébés alligators et c’est l’heure de reprendre le bus. Antoine a juste le temps d’acheter des paquets de chips et de viandes séchées pour un apéritif dans le bus. Il est déjà 13h30 et il va falloir trouver rapidement à manger.










Miami Beach
Le bus peut nous emmener jusqu’à Miami Beach. Ça tombe bien car nous voulions visiter ce quartier emblématique avec ses hôtels arts décoratifs construits entre les années 1925 et 1940 et restaurés avec soin depuis. Un gros orage s’abat sur Miami mais nous ne nous découragerons pas. Et bien nous en a pris car la pluie s’arrête en arrivant à destination.
Antoine et Magali partent vers un magasin de téléphone avec le numéro de série du routeur. Nous tombons sur un vendeur très gentil mais qui nous explique qu’il lui faut le numéro IMEI et pas le numéro de série comme nous l’avait dit la première boutique. Nous repartons bredouille.



Pendant ce temps les enfants sont allés marcher sur la célèbre plage de Miami. Ils découvrent les iconiques cabanes des sauveteurs. Nous nous retrouvons au début d’Ocean Drive devant un Starbucks dévalisé : pas possible de prendre le goûter. Nous continuons notre balade sur la célèbre avenue aux immeubles art déco en croisant Félix un livreur autonome.




Les estomacs grondent tellement que nous nous arrêtons dans un restaurant écossais qui diffuse en direct le grand prix de F1 de Miami. Les enfants comptent 38 télé dans le bar ! Chacun peut regarder sans se tordre le cou. Finalement nous nous laissons tenter par un very early dinner, ici ça ne pose aucun problème de commander des hamburgers, ribbs et steaks à 16h.


Bien rassasiés, nous descendons toute l’avenue d’Ocean Drive en admirant les immeubles et les bars électro. C’est la fête en continu.










Il est déjà 18h30 quand c’est l’heure de rentrer au bateau. Nous optons pour un Uber certes un peu plus cher mais tellement plus rapide que le bus-métro-bus qui mettrait 1h45! Nous finirons la journée par un apéro sur Matlo pour les parents et Solaine pour les enfants : ravis mais fourbus.



Courses dans le quartier cubain
Lundi 5 mai c’est le moment de se remettre à l’école le matin. Antoine recherche un lieu où nous trouverons une boutique de mobile, une laverie et un supermarché à proximité. Après le déjeuner avec nos derniers filets de Mahi-Mahi et dernier légumes. Antoine et Magali partent en expédition avec 3 gros sacs de linges. Un Uber nous conduit dans un quartier résidentiel à l’heure de la sortie d’école. Des School Bus jaunes transportent les écoliers.
La chauffeuse nous dépose devant la laverie. Il y a un nombre impressionnant de machine, nous devons compter au moins 25 machines à laver de différents volumes et 20 sèche linges ! Nous répartissons les draps et les habits dans 5 grosses machines et payons en quart de dollars. La machine coûte 3,75 dollars alors nous devons mettre une quantité impressionnante de pièces de 25c dans les machines !
Pendant que les machines tournent nous allons à la boutique de mobiles. Dans le magasin tout est écrit en espagnol uniquement et les 2 vendeuses ne parlent pas un seul mot d’anglais !!! Même les chiffres elles ont du mal ! Nous échangeons avec Google Traduction pour demander notre carte SIM pour le routeur. Encore un nouveau rebondissement, elles ne veulent pas ou ne comprennent pas que nous voulons seulement une carte SIM que nous installerons nous-mêmes. Nous arrêtons de nous battre et prenons le mini Hot Spot pour avoir du réseau sur le bateau. C’est SIM Lantha notre histoire ! Nous nous apercevrons en rentrant au bateau que nous n’avons même pas récupéré les codes PIN de nos deux cartes SIM et nous ne parvenons pas à la transférer dans notre routeur avec l’antenne en tête de mât. Notre connexion sera un peu réduite, mais c’est peut-être mieux…
Antoine va s’occuper du sèche linge, il en remplit 6 pour 1,25 dollars les 40 minutes. On n’aura jamais payé aussi peu cher à la laverie ! Magali part vers le supermarché. Elle est perdue dans les rayons de produits alimentaires. Certes les produits sont différents mais l’agencement est un peu difficile avec des gâteaux apéritifs aux 4 coins du magasin. Les gâteaux de goûter sont rangés par marques et pas par catégories si bien qu’il y a des cookies dans 5 parties du rayon, difficile de comparer. Quant aux jus de fruit ils sont dans un tout autre rayon que les sodas et pourtant ils paraissent tous plus chimiques les uns que les autres. La seule bouteille écrit 100% jus contient quand même des concentrés. Antoine arrive à la rescousse et nous remplissent notre caddie à ras bord. Nous nous demandons comment nous allons tout ramener, nous n’avons même pas assez de sacs. À la caisse un garçon aide à mettre empaqueter avec les fameux sacs en papier pour ce qui débordait : ils ont le sens du service !
Nous retournons à la laverie plier le linge tout chaud avant de réserver un Uber XL pour avoir un coffre assez grand. Bien nous en a pris car le coffre est complètement plein.


Nous arrivons sans encombre au dinghy dock mais les enfants ne sont pas encore revenus de leur après-midi plage avec Solaine et Matlo. Ils ont joué abondamment aux raquettes, frizzbe, Kubb, Molky et tunnel de sable. Sur le chemin du retour dans la forêt ils ont croisé un raton laveur, un écureuil et un gros serpent. C’était un bon moment dans le parc de Key Biscayen.








Nous entassons tous les sacs et les navigateurs dans deux annexes pour revenir au bateau. Ensuite c’est mission rangement pour pouvoir partir demain matin vers notre prochaine destination.
Ces trois jours à Miami ont été intenses et très dépaysants. Et nous sommes tous ravis d’avoir visité les hauts lieux de la capitale de la Floride en compagnie de bateaux copains. À plusieurs on s’amuse toujours plus. Nous allons donc continuer nos aventures vers une nouvelle destination !


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